NEWS FLASH GORDON

 

TV : L'invitée un peu timide de la semaine au Jay Leno show était ... Carey Mulligan

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Citation à paraître :

"C'est au moment de payer ses impôts qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas les moyens de s'offrir l'argent que l'on gagne." San Antonio

 

Series :

- Démarrage de la saison 3 de Sons of Anarchy... avec l'épisode 1, dont la fin laisse le souffle court !

- Pilote de Terrier (FX), detestive show

- Pilote de Nikita (CW), serie d'espionnage

- Pilote de Hellcats (CW), série pour cheerleaders

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Learn English :

Serendipity = heureux hasard, découverte inattendue

A beacon = une balise, un phare

A biggie  = chose importante (abbr. "big thing")

"It's no biggie"  = ce n'est pas important

 

Googlerie :

 


 

Humour :

- "How Twilight works", sur theoatmeal.com .... ;-)

- "Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même quand il est seul." Alphonse Allais

 

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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 14:54

Alors que la saison 4 de Mad Men parait encore plus parfaite que les précédentes - du moins autant que le paradoxe le permette (ceux qui ont vu le dernier épisode, The Suitcase, ne me détromperont pas) - voici trois artistes que la fantastique série de Matthew Weiner à l'esthétique si particulière a inspirés. En plus d'influencer les professionnels de la mode, de la décoration d'intérieur, et les magazines féminins, Mad Men inspire également les photographes et designers...

 

1/ Michael Williams

Son site flickr ici.

 

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2/ Stanley Chow

Son site internet ici.

 

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3/ Last but not least, Dyna Moe

Son site flickr ici.

 

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4/ ... Vous ?


Et si comme Dyna Moe vous voulez vous-même créér votre propre personnage Mad Men et le mettre en scène, vous pouvez le faire directement sur le site d'AMC MadMen Yourself (lien ici-même).

 


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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 13:30

wendys.jpgAh le training management made in USA  ! Pas de doute, les Américains savent rendre les formations professionnelles simples, ludiques, et, comment dire... adaptées à leur public. Pour preuve ces vidéos de formation interne de chez Wendy's, la célèbre chaîne de fast-food américaine. Le premier clip vous explique sur une musique hip-hop old-school l'art de servir le café, la seconde l'art se servir les boissons fraîches, et le tout date des années 80. A les visualiser, on comprend facilement d'où les scénaristes de The Office tirent leur imagination...

Aaaaaahhhh, je ne m'en lasse pas. Tout simplement hilarant.

 

PS : la tête du renoi à la casquette, à qui me fait-elle penser ? Impossible de mettre doigt dessus... Mais si vous trouvez, merci de partager. J'imagine qu'il a vraiment du s'éclater en tournant ces clips.

 

 

 


 

 

 


 

Merci à Sad And Useless ("the most depressive humor site on the web") pour le lien...


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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 16:18

Nick Georgiou réalise des sculptures "ecolo" à partir de journaux et magazines recyclés... Un peu flippant ? Oui, c'est vrai. Ses personnages aux yeux creux font tour à tour penser au Cri de Munch, aux Vieilles de Goya, au portrait de Van Gogh, aux personnages de Picasso, au robot C3PO, aux masques africains... Mais quand il les insère dans la rue et l'espace urbain, c'est déjà un peu plus drôle....

 

small-shaman.jpgfacing in the wood

KEEP IT CLEAN

WALKER

n2self portrait

hello

lamb

 

Sculptures et photos visibles sur son site internet : myhumancomputer.com.


Quelque chose à dire ? - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Q'LTURE
Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 23:40

 Pour la première fois, le festival du cinéma américain de Deauville Festival_de_Deauville_2010_tres_grande.jpgconsacrait deux journées aux séries télévisées américaines, les 3 et 4 septembre dernier. Au programme : discussions, interviews, avant-première etc. Et v'là t'y pas que j'y étais justement en Normandie, ce week-end là ! Heureux hasard. Faisant fi des 30€ du pass journalier et des 12€ de parking (n'est pas Deauvillois qui veut), en vrais serie addicts, nous nous sommes précipités à la première journée de "Deauville Saison 1". Ci-dessous un petit compte-rendu détaillé de cette journée riche en enseignements.

 

Mais d'abord, courte parenthèse, quel bonheur de voir ce genre enfin reconnu ! Des séries au très chic & snob festival de Deauville ?? C'est quand même la preuve que nous, membre de la communauté des seriephiles, ne sommes pas que des geek génération-TV. Ca te rassure un peu maman, j''espère... ?

 

RENCONTRES SCENARISTIQUES FRANCO-AMERICAINES

Thème : "l'écriture en question", comparaison entre la situation francaise et américaine

Etaient présents des scénaristes français et américains. Coté américain : les frères Kessler et David Zelman (Damages), Clyde Philips (Dexter), et Richard Levine (Nip Tuck). Côté français : Virginie Brac (Engrenage), Cathy Verney (Hard), Frederic Krivine (Un village français)

 

> Comment sont écrits les scénarios ?

 

US

Les scénarios sont souvent l'oeuvre de plusieurs personnes (dans le cas de Damages par ex, 3 co-scénaristes, qui utilisent la règle du 2-to-1 vote en cas de désaccord).

Ils sont écrits avec seulement 2 ou 3 semaines d'avance sur la production des épisodes, ce qui permet également une grande réactivité et une grande "vitalité".

Les scénaristes ont ainsi la possibilité de visualiser les rush des épisodes tournés au fur et à mesure et peuvent  (ré-)ajuster l'écriture en fonction de ce qu'ils voient, du jeu des acteurs, ou de la réaction du public aux développements des intrigues. Les images s'avèrent souvent elle-même de grandes sources d'inspiration.

Ce fonctionnement ne signifie pas pour autant que les scénaristes ne savent pas où ils vont. En début d'année (février), pendant 2 ou 3 mois, l'équipe entière prépare la saison suivante :

- Bilan de la saison passé (ce qui a marché, ce qui n'a pas marché)

- Thèmes généraux qui seront développés la saison prochaine

- Développements envisagés pour chacun des personnages principaux, et nouveaux personnages

- Fin de la saison (qui est donc connue d'avance)

Un grand planning général est ensuite établi, avec en absisses les épisodes, et en ordonnés les personnages, sur lequel sera basée l'écriture hebdomadaire des scénarios. Ce planning permet de répartir dans le temps les différentes intrigues.

A noter que les scénaristes sont cependant souvent en retard sur le rythme de la production, ce qui parfois s'avère un peu frustrant pour les acteurs (eux-mêmes ne savent souvent pas ce que va devenir leur personnage dans les épisodes suivants) ou pour l'équipe de production (trop peu de temps pour trouver les décors, les costumes...etc)

 

FRANCE

Les scénarios sont davantage l'oeuvre d'une seule et même personne. Les chaînes ne s'engageant pas avant de pouvoir lire la TOTALITE des scénarios, tous les épisodes sont écrits à l'avance. C'est l'une des principales différences avec les Etats-Unis. L'écriture est donc un exercice solitaire et abstrait, l'auteur se retrouvant seul en tête-à-tête avec lui-même. Il n'a pas l'image pour se rassurer et vérifier la cohérence et l'efficacité de ce qu'il écrit.

 

Le mot du jour est attribué à Clyde Philips, qui - avec son pragmatisme très américain - a qualifié ce système de : "honestly,... not a very effective business model !I'm sorry to say."


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> Quelles contraintes sont imposées aux scénaristes ? Sous quelle forme s'effectue le contrôle des chaînes ?

 

US

Il y a évidemment une grosse différence entre les grandes chaînes publiques (les  grands "networks") et les chaînes du cables (ex : HBO, chaîne payante, à l'image de Canal +). 

 

1/ Le revenu des grands network dépendant des annonceurs, la créativité des scénaristes est limitée par la pression des lobbys publicitaires. Par exemple, certains thèmes pouvant "choquer" l'opinion américaine sont mal vus par les annonceurs comme Coca-Cola, Général Motors, etc. Ces chaînes vivent donc dans la peur d'une sanction de leurs annonceurs.

Les chaînes cablées payantes accordent beaucoup plus de confiance aux scénaristes, car elles sont plus indépendantes financièrement. Elles les respectent davantage et leur laissent une plus grande liberté. Ce qui ne les empêche cependant pas d'avoir un contrôle sur le contenu des séries : les  scénarios sur Nip/Tuck ont ainsi été modifiés à plusieurs occasions (et ce davantage sur les scènes sexuelles que les scènes médicales - pourtant parfois très crues). 

 

2/ Les publicités représentent également une contrainte importante sur les chaînes publiques. Sur un grand network, une série d'une heure ne dure en fait que 40 minutes. Toutes les 12 minutes a lieu une pause publicitaire de 5 minutes, qui impose un découpage et un "rythme" précis. Cela contraint les scénaristes à dramatiser les scénarios et à simplifier au maximum les intrigues (mâcher le travail de compréhension du spectateur) afin de ne pas risquer de perdre son attention.


FRANCE

Même constat sur la différence sensible entre chaîne publique et privée (ex : Canal+).

Cependant, Cathy Verney souligne que pour l'écriture de Hard, Canal + lui avait également imposé un cahier des charges précis : certains mots étaient ainsi proscrits des dialogues (mots faisant référence au sexe feminin notamment) ; il lui était également interdit de "salir" l'image des protagonnistes principaux.

 

WE-Normandie-138.jpg

 

> Comment s'explique la qualité et le succès des séries américaines, en comparaison des séries françaises ? (ze question qui tue... )


Plusieurs éléments de réponse suggérés :

 

1/ Les séries américaines sont plus addictives du fait des contraintes qui leur sont imposées.

Les coupures pub qui interviennent toutes les 12 minutes forcent les scénaristes à créer de mini-cliffhangers avant chaque interruption, afin que le public ait envie de revenir. Ils doivent constamment créér du suspense et de l'action.

   Coupure des 12 minutes : petit climax

   Coupure des 24 minutes : moyen climax

   Coupure des 36 minutes : .... etc.

Ces contraintes ont donc un certain aspect positif : elles leur ont appris qu'il fallait un minimum d'action pour pouvoir capter le public et le faire revenir devant l'écran. Ceci s'applique même aux scénaristes des chaînes privées, qui ont souvent été formés sur les chaînes publiques. 

 

2/ Les séries américaines sont plus audacieuses, voir provocantes, et ce malgré une société réputée "puritaine" (tandis qu'en France, l'élan artistique est à son minimum selon Virginie Brac).

Le paradoxe s'explique en réalité facilement. Les Américains combinent ce conservatisme à une forte culture individualiste, qui met l'accent sur l'esprit d'entrepreneur, la réussite individuelle... Ils aiment les destins exceptionnels et admirent les personnalités hors-du-commun, celles dont l'ambition na pas de limite. D'où des personnages plus extrêmes : les scénaristes n'ont pas peur de pousser toujours plus loin leurs limites ni de montrer leurs côtés "sombres". Faire évoluer la mentalité du public est également, selon Clyde Philips, leur "responsabilité en tant qu'artistes". 

En France, les chaînes sont à l'inverse très frileuses et ne souhaitent pas bousculer les traditions.

 

3/ Le business model général explique également la qualité des séries américaines.

Les chaînes cherchent avant tout à être rentable, à faire de l'argent. Elles ont pour cela une grande liberté : lorsqu'elles s'engagent pour un pilote, elles ne s'engagent pas forcément pour une saison entière. Et lorsqu'elles s'engagent pour plusieurs épisodes, rien ne les empêche de tout arrêter du jour au lendemain si ils ne rencontrent pas le succès espéré.

A tout moment, les chaînes peuvent donc se désengager d'un projet. Cela permet évidemment une plus grande souplesse et encourage une plus grande prise de risque.

 

Il faut cependant relativiser le succès de ces séries. Clyde Philips a ainsi souligné que lors de ses meilleures soirées, Dexter réalise une audience de 3 millions de téléspectateurs, sur 350 millions d'Américains (soit moins de 1% de la population américaine ! Succès donc très relatif).

Seules les meilleures séries arrivent sur les écrans français (une quantité d'autres séries de qualité médiocre passant inaperçues en Europe).


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MASTER CLASS DE DAVID CHASE  

David Chase = créateur et scénariste légendaire de la série Les Soprano.

 

L'interview avec David Chase, qui aura duré une heure et demie, a souligné les points déjà abordés lors de la rencontre franco-américaine. Interrogé sur ses relations avec HBO, il a notamment dit :

"Comparer le métier de scénariste sur un grand network avec celui d'un scénariste sur HBO, c'est comme comparer Paris et Albuquerque, au Mexique (...)". D'après lui, les grands networks n'ont pas confiance dans l'intelligence du public, ni dans celui des scénaristes. Sur ces dernières, "il ne sufit pas de montrer aux téléspectateurs les choses, il faut leur expliquer ce qu'ils voient, et le leur rappeler régulièrement pour qu'ils ne perdent pas le fil." 

 

Par la suite, l'interview a essentiellement consisté en l'analyse de plusieurs extraits des Soprano que David Chase souhaitait commenter. Je retiendrai essentiellement un point de cette rencontre : l'importance qu'accorde David Chase aux images et à la musique, au détriment des dialogues. 

Les dialogues sont ce qu'il y a en effet de moins cher à filmer : ils nécessitent peu de moyens, car ils peuvent être filmés en mono-caméra et dans un lieu unique. Cependant, c'est ce qui présente le moins d'intérêt pour D.Chase. Pour les passages importants, lui a toujours privilégié des images symboliques et silencieuses, soulignées par des chansons évocatrices, sans se restreindre sur le nombre de plans (des choix qui évidemment, coûtaient bien plus chers à HBO : achats des droits de diffusion, temps et lieux de tournage multipliés...). Il se refusait à devoir tout expliquer aux téléspectateurs, contrairement à ce qui était demandé sur les grands network, et préférait leur laisser la liberté d'interpréter les choses à leur façon.

 

C'est en ce sens que D.Chase a révolutionné la manière de filmer les séries TV. Et je n'ai pu m'empêcher de penser à Mad Men, qui est exactement construit ainsi : les images et les symboles y ont une place de choix et se passent d'explication. C'est au public de combler et d'interpréter les silences, et c'est bien plus gratifiant....

 

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Conclusion :

Encore une nouvelle saison à attendre avec impatience : celle de Deauville Saison 2 (en 2011 ?)

 



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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 11:54

Chris McVeigh a sans doute vu la première trilogie Star Wars une vingtaine de fois, tout comme moi. Il a sans doute lu les livres de Timothy Zhan qui ont suivi, il regarde peut-être la série animée, et ce qui est certain, c'est qu'il possède une panoplie de figurines à l'effigie de ces personnages.

Résultat, quand il dégaine son photo-laser, c'est pour réaliser de petites mises en scène qui ne manquent pas d'humour... Petit aperçu ci-dessous.

 

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Et le mieux, c'est qu'il n'est pas le seul à faire ca. Il y a également Balakov, excellent.


Quelque chose à dire ? - Voir les 3 commentaires - Publié dans : Q'LTURE
Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 10:23

Avec un titre aussi insipide ("L'épouse modèle"(...et non "la bonne femme")) et une affiche promotionnelle boring à souhait, je dois honteusement avouer ne pas avoir été très pressée de découvrir cette série. Mais les scénaristes américains me prouvent encore une fois qu'il ne faut pas se contenter de préjugés en matière de séries : The Good Wife est en effet une très jolie découverte ! Une série portée par son actrice principale - à la manière de Mad Men ou Damages - mais aussi par une réalisation sobre et toute en finesse. Une série judiciaire flirtant avec la politique et dont le marketing très ordinaire n'est certainement pas à la hauteur de sa qualité. 


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Chaîne : CBS

Format : 42 minutes - 23 épisodes/saison

Ze pitch : Alicia Florrick vit à Chicago une existence rangée de mère au foyer et femme de riche politicien... jusqu'au jour où son époux Peter se retrouve impliqué dans une affaire de corruption  doublée d'un scandale sexuel.  Emprisonné jusqu'à ce qu'il puisse faire appel de son procès, ce dernier laisse Alicia seule pour subvenir aux besoin de sa famille et de ses deux enfants. Après 13 ans d'inactivité, Alicia reprend  donc sa carrière d'avocate et entre comme "stagiaire" dans le cabinet d'avocat de son vieil ami Will. Parallèllement à sa nouvelle vie professionnelle, Alicia tente de réinstaurer un peu de stabilité dans son foyer et se trouve  progressivement et malgré elle impliquée dans la défense de son mari.

 

La série ne bouscule pas vraiment les codes télévisuels américains, mais n'est pas pour autant à comparer avec les inombrables NCIS & Cie. Son originalité est en réalité toute en subtilité, et il me semble que c'est justement là - oui, n'est-ce pas justement là ?? - la marque d'une bonne série...


POURQUOI L'ON POURRAIT PENSER QUE TGW EST SANS INTERET :

- Sa réalisation est sobre et conventionnelle.

- Ses décors (le cabinet, l'appartement, Chicago) et l'univers général de la série le sont également.

- Le rythme est plutôt lent, entrecoupé de silence.

- Les épisodes sont construits classiquement, avec en trame de fond une nouvelle affaire judiciaire dans lequel le cabinet d'Alicia se retrouve impliqué. Ces affaires trouvent leur dénouement au bout de 40 minutes après des enquêtes de qualité inégales : parfois trop faciles, parfois aussi captivantes que le reste.

 

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POURQUOI ELLE NE L'EST PAS :

 

La finesse de l'intrigue

Il y a en réalité plusieurs niveaux d'intrigue dans cette série (et ce, en laissant de côté celles des personnages secondaires):

1 - Au premier plan, ses intrigues judiciaires, renouvellées à chaque épisode.

2 - Au second plan, son intrigue politique, qui s'intensifie au fur et à mesure des épisodes :

L'époux d'Alicia est-il coupable ou non ? A-t-il été victime d'un complot politique ? Sera-t-il libéré ?

3 - Au troisième plan, son intrigue sentimentale, tournant autour d'Alicia et Peter ... mais également Will :

Alicia, malgré l'infidélité de son mari, décidera-t-elle de rester à ses côtés pour le bien de sa famille, et pour le politiquement correct ? Cèdera-t-elle à son attirance pour Will ?

4 - J'ajouterais personellement à tout cela l'intrigue individuelle d'Alicia :

Comment cette affaire va-t-elle la faire évoluer ? Est-elle aussi droite et parfaite qu'il n'y parait ? Jusqu'où ira-t-elle pour préserver son foyer et ses enfants, et pour garder sa place au cabinet ?

 

Ces intrigues pourraient paraître faciles voir racoleuses ainsi résumées. Et pourtant, la façon dont elles sont subtilement amenées et dont elles s'imbriquent petit à petit entre elles en font une série rapidement captivante.


Julianna Margulies

Si je n'étais pas vraiment fan de Carole Hathaway dans Urgences, je le suis complètement d'Alicia ! Dans The Good Wife, Julianna est tout simplement superbe, et elle l'est tout en gardant constamment (chose paradoxale) la même expression sur le visage : une expression imperturbable et indéchiffrable, dont on ne se lasse pourtant pas. Avec une véritable présence à l'écran et une classe comparable à celle de Rachel Weisz ou Kate Winslet, elle a d'ailleurs remporté le Golden Globe de la meilleure actrice pour cette prestation. La série n'aurait véritablement pas été la même sans elle, de la même façon que l'on n'imagine pas Mad Men sans John Hamm, ou The Mentalist sans Simon Baker.

 

Le reste du casting

Côté féminin :

Christine Baranski, que j'adore vraiment dans le rôle de Dianne, l'associée de Will. Elle a certes un physique très étrange, mais quel charisme, quelle classe... Et quel rire irrésistible ! Elle est devenue en quelques épisodes seulement un de mes personnages favoris.

- Carrie Preston (l'excellente Arlene dans True Blood), qui ne fait que quelques apparitions, mais quel plaisir !

- Martha Pimpton (la très comique Edie dans How To Make It In America). De la même façon, elle n'apparait qu'en tant que guest-star dans quelques épisodes, mais sa bouille grognonne me fait toujours autant sourire.

- Mary Beth Peil (la grand-mère de Jen dans Dawson)

 

Côté masculin :

josh-charles-swat-movie-premiere-6HOtmh.jpg- Josh Charles, qui joue le rôle de Will. J'avoue que je ne connaissais pas cet acteur, et étais plutôt mitigée au début quant à l'importance du rôle qui lui était attribué. Mais au final, le couple qu'il forme avec Alicia, plein de non-dits et d'electricité, fonctionne très bien. Il ne se passe pas grand chose entre eux, quelques regards et un seul baiser échangé dans un silence complet, mais l'intensité est là (et ca me fait penser au tout début de l'histoire entre Jim et Pam, dans The Office : peu de choses pour beaucoup d'effet).

- Chris Noth, dans le rôle de Peter. On retrouve donc le Mr Big de Carrie dans un rôle pas si éloigné. Je n'aime pas beaucoup cet acteur, mais il faut avouer qu'il est parfait dans ce rôle de politicien ambigu : il a vraiment la tête de l'emploi.

- Matt Czuchry, dans le rôle du jeune adversaire d'Alicia au poste de nouvel avocat associé. Cet acteur, je l'ai vu pour la première fois dans Friday Night Lights, et son rôle de concurrent de Tim auprès de Lyla ne me plaisait pas. Mais là, il est plutôt convaincant, tour à tour très sympathique avec son sourire charmeur, et tour à tour détestable.

 

... Plus tout un tas de guest-stars que l'on retrouve à chaque nouvelle affaire, qui seraient trop longues à citer ici, mais qui ajoute évidemment beaucoup d'intérêt à cette série.

 

L'ambiguité constante des personnages
The Good Wife parle de corruption politique, judiciaire et morale, et nous démontre que personne, même ceux que l'on croyait au-dessus de cela, n'est épargné. Qui sont les gentils ? Qui sont les méchants ? A cela on a bien du mal à répondre. C'est sans doute ce qui démarque cette série des autres séries judiciaires classiques. Dans l'univers de The Good Wife, on finit toujours par manipuler, ou par être manipulés.

Pas un seul personnage n'échappe d'ailleurs à cette règle : ni Peter, ni Will, ni Kalinda... Même Alicia, dépeinte au début comme une femme droite et sensible, se révèle être plus froide et manipulatrice qu'on ne le pensait. Quant à la culpabilité de son mari, on termine la saison sans savoir réellement ce qu'il en est.  On soupçonne de toute façon le système politique et judiciaire entier d'être corrompu.

 

Le dilemne de la "bonne épouse"

Alicia n'est pas un personnage d'adolescente - contrairement à ceux auxquels on nous habitue souvent dans les séries- . C'est une femme d'âge mûr, et en matière familiale et sentimentale, les décisions qu'elle prend sont guidées par ses devoirs de mère et d'épouse : elle sait ce qu'elle ressent, elle sait ce qu'elle veut, et elle sait ce qu'elle peut et ne peut pas faire. Sa réaction face à l'infidélité et la condamnation de son mari sont donc plus pragmatiques qu'impulsives, et c'est bien ce qui en fait une série plus réaliste que la moyenne. Encore une fois, la vie privée d'Alicia et ses différentes réactions sont analysées de façon très subtile, et j'adore. Rien n'est simple, tout se révèle plus complexe qu'il n'y parait : on n'efface ainsi pas des années de vie commune et de complicité pour quelques vidéos de son mari en flagrant délit d'infidélité.

 

 


 

CONCLUSION :

 

Une série réaliste, tout en finesse, dont j'ai très hâte de retrouver la saison 2. Elle partage a priori beaucoup de points communs avec Damages, mais à la visionner se révèle en fait très différente.

 

Pour plus de reviews sur The Good Wife :

Indiequill

Des news en séries

Into the screen



Quelque chose à dire ? - Voir les 1 commentaires - Publié dans : TV SERIE ADDICT
Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 20:59

Et un de plus dans ma collection, le tout vendu dans une jolie petite boîte en métal... Merci Ju !


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Product and design by Lomography


Quelque chose à dire ? - Voir les 1 commentaires - Publié dans : FUTILITES
Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 22:30

pg-20b-Oscar-Wilde_218986s.jpgOscar Wilde n'avait malgré son nom rien de wild, mais au contraire tout de l'homme érudit. Et quel homme ! C'est en relisant dernièrement les citations glanées au fil de mes lectures que je me suis étonnée d'en retrouver autant de cet auteur.... What ? Homme d'esprit rime davantage avec Luchini ? Que neni !  Je profite donc de "la citation du jeudi" (puisque Chiffonette en a décidé ainsi) pour vous faire découvrir quelques unes de mes citations préférées d'Oscar Wilde.

Est-il vraiment possible de se sentir nostalgique de quelqu'un que l'on n'a pas connu ? Ah, comme j'aurais aimé le rencontrer, ce grand MONSIEUR si prolifique...

 

"Chaque fois que les cannibales sont sur le point de mourir de faim, Dieu, dans son infinie bonté, leur envoie un missionnaire bien grassouillet."

 

"Je vis tellement au-dessus de mes revenus qu’en vérité nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée."

 

"I am not young enough to know everything"

 

"J'adore parler de rien, c'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances."

 

"The only thing to do with good advice is pass it on. It is never any use to oneself"

 

"Rien n’est plus dangereux que d’être trop moderne ; on risque de devenir soudain ultra démodé"

 

"I have the simplest tastes. I am always satisfied with the best."

 

"Qui dit la vérité sera tôt ou tard démasqué"

 

"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles"

 

"Wisdom comes with winters"

 

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"On a conscience avant, on prend conscience après"

 

"Be yourself. Everyone else is already taken"

 

"N’importe qui peut sympathiser avec les souffrances d’un ami. Sympathiser avec ses succès exige une nature très délicate"

 

"It is better to have a permanent income than to be fascinating."

 

"Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent."

 

"Je résiste à tout sauf à la tentation."

 

"Selfishness is not living as one wishes to live, it is asking others to live as one wishes to live"

 

Et tant d'autres que je finirai par vous lasser ! Je vous laisse donc les découvrir en googlelisant son nom, elles sont presque aussi nombreuses que les étoiles...

 

Post-scriptumus 1 - Oscar Wilde : poète, dramaturge et écrivain d'origine irlandaise, défenseur de la cause féministe, rédacteur en chef de The Women's world, homosexuel assumé dans une Angleterre qui le condamnera à deux ans de travaux forcés pour ce "crime", il est l'auteur entre autre de L'importance d'être constant et du Portrait de Dorian Gray. Enterré au Père Lachaise, il est donc  encore possible d'aller lui rendre un petit hommage posthume.

 

Post-scriptumus 2 - Et oui, c'est bien Jude Law qui joue le célèbre amant d'Oscar Wilde dans le film du même nom de Brian Gilbert. Brrr...............................................


Quelque chose à dire ? - Voir les 4 commentaires - Publié dans : TOUJOURS DES MOTS, ENCORE DES MOTS
Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 22:23

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Quelque chose à dire ? - Voir les 1 commentaires - Publié dans : UNE VIE DE BISOUNOURS
Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 18:31

BoSk.jpg Oyez ! Oh yeah ! Baroudeurs du monde entier, adorateurs d'Into the Wild et de Carnets de Voyages, collectionneurs du Routard : voilà un auteur dont il vous faut au moins lire un chapitre si vous partagez avec lui cette envie de globe-trotter autour du monde loin des contraintes et des attaches du monde occidental. Même si le Livre des Esquisses n'est pas l'oeuvre la plus accessible de Jack Kerouac, il me permet de vous présenter ce personnage fascinant qu'était l'auteur du célèbre On the road*, et dont Viggo Mortensen interpretera bientot le rôle au cinéma en compagnie de Kristen Stewart. Pretendument à l'origine de la Beat Generation (qui débouchera sur le mouvement hippie des années 60), il est en effet l'une des figures culte de l'Amérique.

 

 

Tantôt mysogine, tantôt drôle, tantôt incompréhensible, tantôt touchant, tantôt vulgaire... Le Livre des Esquisses, ce sont des prises de notes écrites entre 1952 et 1954 alors que Jack Kerouac sillonne sauvagement les Etats-Unis. Après tout, n'est-il pas l'inventeur de l'écriture de l'instant ? Celle que l'on ne retouche pas, et qui prend forme à la table d'un diner, sur le bord d'une voix ferrée, ou dans une chambre de motel ?

 

Souvent sans phrase, sans verbe, le livre est une juxtaposition d'images couchées sur le vif, séparées par des traits d'union et des retours à la ligne, où se mêlent également listes de courses et réflexions philosophiques. Comme il le dit lui-même :

 

"Une prose sauvage hallucinée"

 

Le tout n'est cependant pas dénué de poésie :

 

"Solitudes de maïs"

"Rochers de plâtre perdus dans les champs" (= maisons)

"Les voitures passent avec un bruit comme la mer"

"Le saule pleureur ne pleure plus mais envoie dix milles au revoir dans la direction du vent"

"La substance lavande des distances"

"Ses draps au parfum de cuisses"

 

Même les choses les plus insignifiantes prennent une importance stupéfiante dans cette peinture de l'Amérique, qui décrit les champs de Caroline du Nord, les chemins de fer de Californie et les abords de New York...

 

"Le froufrou d'un sac en papier coincé dans un buisson"

"L'eau se précipite et bouillonne (...) Dans l'eau il y a du pain, une feuille de chou, un mégot"

 

Mais l'on sent percer la solitude et l'ennui dans lequel l'enferme ce choix de vie nomade. Des pensées s'échappent parfois au milieu d'un paragraphe fait pour les camoufler :

 

"Je hais ma vie d'aujourd'hui, je ne l'aime pas, merde"

"Je m'ennuie."

"Moi, un bouddhiste ferroviaire (...) un paresseux lessivé sans travail"

 

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Jack Kerouac semble traverser une période de page blanche, n'arrivant plus à écrire autre chose que ces petites notes désordonnées. D'ou une détresse qui le pousse à (ou s'explique par ? ) l'usage d'alcool et de drogues douces :


"Saoul : sais que je peux m'en sortir (trop confiant)

Défoncé : peur que je sache pas m'en sortir (peu confiant)

Sobre : sais que je peux m'en sortir, sous certaines conditions (normalement confiant)"

 

Il s'invective pour se donner du courage, tente de se convaincre que ce style de vie difficile, qui le prive de certains bonheurs - notamment de celui d'une famille et d'une femme  - est pourtant le seul possible pour lui. Il a en effet une oeuvre à terminer, une écriture à inventer :

 

"Je ne suis pas un canard crevé, ni un criminel, un clodo, un idiot, un imbécile - mais un grand poète et un brave ype - maintenant que c'est établi je vais arrêter de me plaindre de ma situation et me concentrer sur mon travail (...) pour assurer mes besoins, comme ca je pourrais écrire en paix, mettre en route l'oeuvre de ma vie sur mon univers intérieur..."

 

Le style de vie qu'il recherche et admire, c'est celui du vagabond, dont il défendra la figure dans "Le vagabond americain en voix de disparition".

Cette existence rêvée, il la résume ainsi :

 

"Ce serait magnifique si je pouvais juste être assis dans une camionette à écrire les esquisses de toutes les Mainstreets du monde"

 

"Debarasse-toi de l'orgueil

Debarasse-toi du chagrin

Obeis à tes besoins, vis (...)

Baise, bois, sois paresseux

Vagabonde, ne fais rien, ramasse ta nourriture"

 

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Il refuse ainsi la contrainte d'une vie de travail ainsi que celle de l'entreprise :

 

"Imagine-toi consacrer ta vie entière, âme et intelligence, à une entreprise d'ananas et accepter des annuités de retraite en récompense (...) "la sécurité jusqu'au tombeau"."

 

Il ne se reconnait pas dans l'homme moderne américain de l'époque, celui des années 50, conservateur, consumériste, qui travaille pour pouvoir se payer ce qu'il voit sur les panneaux de réclame. Chaque fois qu'il le désigne, il le résume en quelques traits morbides :

 

"Ils discutent de quelque sous-problème sans importance parmi les problèmes du Problème de l'Occident..."

"Souhaiter vivre par moments, devoir travailler sans relache"

"Les homards chauves à lunettes du business américain"

"Le sourire poignée de main"

"Mec, le rire terrible de ceux qui se croient différents - élite - il résonne dans le sang, la faim, la solitude, la crasse"

"L'excroissance des hommes mesquins couvrant la surface de la Terre"

"Porter le fardeau du temps vers une conclusion qu'ils ne peuvent connaître"

"Il sera bientôt de la bouillie sous un monument flambant neuf au cimetière municipal de Long Island"

 

CONCLUSION

Le Livre des Esquisses n'est pas une oeuvre littéraire à proprement parler, mais c'est une plongée dans l'intimité de cet auteur. Et si vous aimez Jack Kerouac, vous ne manquerez donc pas de vous y plonger ! Vous y ressentirez la fraicheur du vent au milieu des champs de tabac, le bruit des locomotives, la folie de l'alcool... Vous y verrez des linges flottant dans le vent, des crépuscules sur les Rocheuses... Vous y croiserez des clochards, des enfants noirs, des filles en jupes, des paysans Fellaheens, des buveurs et des joueurs de billard... Et comme Joe Dassin, vous aurez envie d'Amérique et de Route 66. 

 

* Pour plus d'info sur Jack Kerouac l'auteur, je vous laisse lire l'article de Delphine ici, très complet, et dont il m'a paru inutile de reprendre les développements. 

 

** Suis-je la seule à lui trouver un certain charme, by the way ? Un charme à la Don Draper, en plus décoiffé, mais tout aussi torturé... Un charme à la James Dean... (à moins que ce ne soit le N&B qui donne cette impression ?)


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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 21:44

Jeanine-Mason-so-you-think-you-can-dance-7140043-1200-1448.jpgOu "SYTYCD", pour les adeptes des acronymes webbiens. Soit une émission diffusée aux Etats-Unis sur la FOX qui reprend le principe de la Nouvelle Star, mais appliqué à la danse.... UNE TUERIE, tout simplement. Après en avoir téléchargé par curiosité le dernier épisode, je viens de finir tous ceux de la saison 7 actuellement en cours. Chorégraphies au poil. Danseurs au poil. Danseuses sans poil (mais ultra-talentueuses). Musiques magnifiques. Broadway ne doit pas sa réputation pour rien, car les Américains ont vraiment le sens du show. Welcome toooooo... so you think you can dance ??!!!

 

CANDIDATS

Ils ont beau ne pas être professionnels, leur technique est presque équivalente. A chaque émission, ils doivent présenter deux "routine", soit avec un de leur camarade, soit avec un danseur professionnel (d'ailleurs souvent issu des saisons précédentes).

Ma favorite pour cette saison est sans conteste Lauren, pom-pom girl athlètique de 19 ans aussi pétillante qu'une bouteille d'Orangina du début à la fin de chaque chorégraphie. En plus de ca, elle est gracieuse et féminine...

Le gagnant de la saison précédente s'appellait Russell, un krumper de 19 ans avec une présence sur scène  également extraordinaire.

 

CHOREGRAPHIES

Elles varient de répertoire constamment : danse de salon (cha-cha, samba, valse, salsa), adages contemporains, hip-hop, bollywood... Les chorégraphes sont nombreux et aussi applaudis que les danseurs (Kamel Ouali n'a plus qu'à aller se terrer au fond d'une coulisse). Pour ce qui est de la danse de salon, on retrouve même un couple de français.

 

 
MISE EN SCENE

Elle est minimum. Hormis les costumes, rien ne vient influencer  l'appréciation des mouvements, des déplacements, et de la technique des danseurs.

 

MON BEST OF SAISON 7 

- La danse bollywood de Billy et Robert sur Ganesh de la BO de Bombay Dreams Extrêmement drôle et techniquement impressionnant ! Que l'on peut admirer ici (S07E18)

- Le chacha de Lauren sur Telephone de Lady Gaga et Beyonce. La robe et la chute de rein ultra-sexy de Lauren y SONT sans doute pour quelque chose (S07E12)

- Le hip-hop ninja de Ashley sur How Low de Ludacris. Ci-dessus en vidéo(S07E12)

- L'adage contemporain de Robert sur Fix you de Coldplay. Le thème du cancer subtilement mis en scène , visible ici (S07E14)

- Le numéro de jazz très contemporain de Lauren sur Hide U de Kosheen. Lauren en sorcière au  baiser mortel, c'est justement mortel... et visible ici (S07E20)

- Le boogie de Lauren et Billy sur Boogie Shoes de KC & The Sunshine Band. Une chorégraphie en Converse simple mais légère, dynamique et qui amène le sourire, disponible ici (S07E12)

- L'adage contemporain de Billy sur la superbe reprise de Mad World par Michael Andrews. Clochard vs homme d'affaire. Un must de la chorégraphie, visible ici ! (S07E18)

- Le mambo de Lauren sur Who's got the pain de Damn Yankees. Et Lauren frappe encore ! (E07E18)

- Le tango de Lauren sur Oblivion d'Astor Piazzolla. Une bouffée d'érostime (S07E20)

- Le hip-hop du pantin de Robert, sur Scars de Basement Jaxx feat. Kelis, Meleka et Chipmunk. Ou quand le Joker de Batman se dédouble et se met à danser (S07E20)

- Le hip hop cow-boy de Lauren et Twitch sur My Chick Bad de Ludacris et Nicki Minaj, ici (S07E16)

- Le steppin' de Kent & Twitch sur Pro Nails de Kid Sister. Quand un white boy se met au steppin', c'est pas si mal ! (S07E16)

- Le hip-hop contemporain de Adechicke sur Fallin' d'Alicia Keyes. L'amour-haine mis en scène, avec la géniale Comfort. Une chorégraphie intense à voir ici (S07E16)

 

... ET MON PETIT BEST OF SAISON 6

- L'adage de Ellenor et Legacy sur Machine Gun de Portishead. Une explosion de violence pour cette chorégraphie intense autour d'un couple qui se déchire. Splendide et disponible ici. (S06E21)

- L'adage contemporain de Ashley et Russell sur Angel Standing By de Jewel, visible ci-dessous (S06E23)

- L'adage africain de Noelle et Russell sur Frog Dance de Mickey Hart & Planet Drum (S06E13)

 

... et tant d'autres !

 

 
BONUS :

- Kathie Holmes, à l'occasion de la 100ème emission de SYTYCD, a fait une petite performance de chant et danse en hommage à Billy Holliday. On la trouve ici, et c'est plutôt sympathique.

- Un apercu de la très sexy gagnante de la saison 5, Jeanine Mason, au cours d'un tango chorégraphié par Amanda Tae. Une technique des tours tout simplement démentielle !



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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 10:51

Ceci est ma contribution au concours "Ta grand-mère en polaroid "( même si il n'y a aucun polaroid dans cet article, car la mère-grand en question habite bien trop loin.... ) 

 

 Mamie que fait-elle seule chez elle dans son F3 dans sa tourelle ?

Jusqu'à trois heures d'l'après-midi seule elle s'ennuie, elle coud, elle lit

Et cale ses rendez-vous du jour avec l'programme d'Télé 7 jours

Fini le temps d'Pascal Sevran c'est M'sieur Stephane Bern à présent !

 

Mamie garde de la seconde guerre les cicatrices de la misère

"Tout préserver, ne rien jeter, chaque chose a son utilité"

Elle chérit donc ses p'tits bibelots et conserve le papier cadeau

Du moindr' présent offert un jour par ses enfants indignes et sourds

 

Mamie remplit ses longues journées de coups d'éponge de coups d'balai

En repensant au bon vieux temps où Papi était bien vivant

Y'avait des rires y'avait des cris sa maison respirait la vie

Et Chantal Goya lui rappelle : oh "combien la vie était belle..."

 

Ainsi toute la s'maine elle attend vainement des nouvelles d'ses enfants

Mais quand sa fille lui rend visite elle pense chaque fois qu'cela mérite

Un petit chèque pour ses marmots, pour leurs vacances à Concarneau.

Quand à son fils n'en parlons pas ! Il se cache dans son trou à rat !


Heureusement les dimanches midi un seul coup de fil lui suffit

Ses p'tits enfants ne l'oublient pas (elle les a nourris d'chocolats).

Et ca lui met du baume au coeur quand il répètent d'un ton farceur

"Mamie t'faut un ordinateur ! Une webcam, un navigateur... "

 

Mais quand vient le soir mamie pleure car de s'endormir elle a peur

Sous les draps d'lavande parfumés et parfaitement repassés

Seule dans son grand lit bien bordé elle réfléchit à sa journée

Encore un jour sans voir personne, le compte à r'bours en elle résonne !

Car si cette nuit était la bonne ? Si ce soir mon corps m'abandonne ?

Quitter le monde sans qu'elle entende une dernière fois un p'tit mot tendre

Ca fait couler sur ses joues blanches des larmes qui coupent son coeur en tranche 


Quelque chose à dire ? - Voir les 0 commentaires - Publié dans : TOUJOURS DES MOTS, ENCORE DES MOTS
Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 08:55

lapiz.jpgCréer avec presque rien, c'est encore possible aujourd'hui. Certains artistes n'ont pas besoin de beaucoup de technologie ni de moyens pour trouver l'inspiration. Et ma découverte du mois d'août dans la catégorie Mucho-con-muy-poco s'appelle Horacio Salinas, photographe new-yorkais minimaliste spécialiste des "natures mortes".

Attention, avertissement : après cet article, vous ne regarderez plus les instruments et ustensils autour de vous de la même façon.

 

(mais avant tout, je tiens à remercier pour cette découverte le site Fubiz, dont je vous recommande fortement la consultation quotidienne ; franchement, il tue ce site !)

 

A bien réfléchir, il y a souvent un point commun aux artistes et oeuvres que j'admire  : tous réussissent à créer à partir de presque rien, trouvant l'inspiration là où on ne l'aurait pas cherché, tout ca grâce à leur simple imagination.

 

Exemples :

- La troupe de Stomp, qui a concocté un spectacle musical epoustoufing à partir de vulgaires objets de la vie quotidienne.

- Michel Gondry et ses montage-bricolage en carton ( La science des rêves, Be Kind Rewind)

- Les oeuvres d'art du Quai Branly, surtout si l'on s'intéresse à leur composition : ailes de mouches, cheveux, pierre, brindilles, toiles d'araignée, dents... Et dire que nous avons besoin de magasins d'arts créatif comme Cultura & Co pour faire quelquechose de bien.

- Les écrivains : après tout, ils n'utilisent que les mots, une base de travail plustôt réduite et austère ... Pourtant, que de variations dans les styles !

- Les comédies musicales, qui prouvent que les effets spéciaux n'existent pas qu'au cinéma, et qu'avec de simples jeux de lumières et des décors en 2 dimensions, on peut passer d'un univers àl  'autre (vous vous imaginez vous, recréer la course poursuite de Simba par un troupeau entier de buffles dans un canyon africain sur une scène de 100m2 ? ou encore Edward aux Mains d'Argent en plein milieu d'une immense structure de glace, ou le saut suicidaire de Javert dans la Seine à la fin des Misérables ? Impossible ? ... Mais non ! Mai nom !)

- Horacio Salinas

 

Alors certes, un gamin de 8 ans avec son imagination débordante pourrait sans doute faire la même chose que ce photographe si l'on était tatillon (et nous aussi si l'on faisait l'effort). Mais cela reste ludique et fun à regarder, et je vous laisse en profiter un peu ci-dessous.

 

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Pour plus de photos :

www.horaciosalinas.net 



Quelque chose à dire ? - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Q'LTURE
Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 20:36

http://www.decitre.fr/gi/66/9782253122166FS.gifQue lire cette semaine dans le RER... ? Réponse : "Une fille dans la ville", de Flore Vasseur. Cent 86 pages dévorées en un jour, des notes en marges, des citations repiquées, des paragraphes soulignés... Voilà le bilan de ma lecture. La caution de ce livre s'intitule le Figaro Magazine, qui lui a attribué le Prix Découverte en 2006. Pas étonnant qu'il s'agisse de ce prix là précisemment, car ce roman autobiographique - qui raconte l'épopée professionnelle d'une jeune diplômée d'HEC des années 90 à nos jours, de New York à Kaboul - brosse un portrait acide-citrique de notre monde économique. A la question "Tu aimes?", je réponds donc "Non, j'adoore !"


A QUI S'ADRESSE CE LIVRE ? 

- Aux diplomés d'écoles de commerce françaises, qui manient aussi bien Excel que la culture du réseau

- Aux fans de Bret Easton Ellis et de Frederic Beigbeder

- Aux New York aficionados et aux fans de How To Make It In America

- Aux filles "Sex in the city"

- Aux militants de l'UMP, mais aussi de la Ligue Communiste Révolutionnaire

 

LA FORME

Les phrases sont courtes et s'enchaînent rapidement. Les verbes sont au présent. Les descriptions, hormis les portraits de personnages, sont rares. Le style me fait presque songer à celui des grands reporters. S'il n'y avait cette ironie et ces sarcasmes parsemés ici et là, on pourrait presque penser au récit de voyage d'un journaliste-éthnologue du National Geographic. Livre très utile notamment pour comprendre New York et sa population, rempli de citations et d'expressions anglo-saxonnes.

A noter que l'auteur dispense également en marge de nombreuses définitions personnelles qui légendent le récit. Je vous en cite ci-dessous quelques exemples mordants :

 

"Suburban America : zone urbaine sans âme ni culture qui se répand partout, à coups de Power Centers, ces parkings monstres encadrés par un Wal-Mart, un Circuit City, un Staples et un McDonald's. Ils engloutissent une population sans idée, déjectent des Américains obèses."

 

"Pink slip party : sorte de cérémonie vaudou où l'on va pour "célébrer" son licenciement, signifié aux USA par un feuillet rose - le fameux pink slip- que l'on découvre un jour sur son bureau. Au début, ces fêtes ont lieu dans des bars de Hell's Kitchen. Fin 2000, elles prennent d'assaut les salles de concert."

 

"About to be discovered syndrome : conviction que l'on peut être repéré par un agent, un photographe, un producteur et autre talent scout à tout moment. Culture de la pose (et non plus seulement du paraître), les petites filles au régime à 5 ans. 31% des Américans pensent qu'ils vont devenir célèbres."

 

"Run Forest run (jogging) : sport des gens qui souffrent de ne rien avoir à faire. Moyen de se prouver, en plein doute, que l'on tient le coup. Outils de gestion du temps, quand on en a trop."

 

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LE FOND

J'ai lu sur internet quelqu'un qui classait ce livre dans les "chick story" (dans lequel on classe également Bridget Jones et les livres de Sophie Kinsella... ). Quelle erreur ! Certes, l'héroine est à la recherche de l'amour et nous raconte au passage ses déboires amoureux, mais il serait PLUS que réducteur que de le cantonner à ce genre romanesque.


Une fille dans la ville raconte en réalité l'histoire de son auteur, jeune femme qui à la fin des années 90, diplômée de Science Po et d'HEC, part sur un coup de tête à New York pour monter au culot son entreprise de conseil marketing internet. C'est justement l'époque de la bulle internet, de l'euphorie, de l'optimisme... On traverse avec elle les up and downs de son American Dreams, et au passage on croise de nombreux personnages à la limite de la caricature du yuppie américain. Le 11 septembre 2001, l'éffondrement des tours entame sérieusement l'enthousiasme des années 90. Déposant le bilan, Flore retourne à Paris mais n'y reste pas longtemps. Elle voyage, de Moscou à Mexico, de Séoul à Kaboul, et tout au long nous propose avec ironie sa vision de la mondialisation. Ceux envers lesquels elle est le plus critique, ce sont finalement les gens comme elle, ceux qu'elle cotoit, dont elle se moque avec le regard du connaisseur. Les portraits sont souvent très drôles et cinglants, les analyses percutantes.

 

Je vous conseille donc très fortement ce livre, dont l'auteur est maintenant chroniqueuse sur France Culture.

 

http://i1.trekearth.com/photos/72279/new_york8s.jpg

 

EXTRAITS CHOISIS :


"A la sortie d'HEC, je fais comme tout le monde : j'emprunte le tapis rouge de la très grande entreprise. Après une brève extase de l'égo, j'étouffe tout en haut du CAC 40, dans cette holding de luxe gouvernée par la peur. Je n'ai rien à dire à ces quinquas machistes avec chauffeur. Je recherche un peu de chaleur auprès de leurs assistantes. Ces confidentes ne me ratent pas : "Personne n'est irremplacable", assènent-elles. La proximité du pouvoir rend vache, jaloux de ce que l'on aura jamais."

 

" A Manhattan, l'arrogance est française, ghettoïsée dans l'Upper East Side, planquée à la Société générale. Les expaat vivent dans de grands appartements sans roomate. Ils organisent des soirées vins et fromage, tiennent des discours définitifs sur la France qui loupe tout..."

 

"Dans cette ville qui veut tout rentabiliser (New York), l'artiste est un spécimen que tout le monde courtise (...) L'artiste en devenir est une spéculation sur pattes. Sa renommée se fait ou se défait instantanément dans quelques diners de Tribeca ou de l'Upper East Side. En attendant, il va partout pour être repéré. II est un caméléon qui lèche un peu n'importe qui pour survivre. Autour de lui frétille une population éclectique avide de rayonnement et d'idées : banquiers, pseudo-entrepreneurs, apprentis mannequins, héritiers désoeuvrés..."

 

"Je rentre à l'appartement, allume mon ordinateur, consulte mes emails. "Flore Vasseur, enlarge your penis". A part les spameurs, personne ne pense à moi."

 

"Denzel est un ayatollah du régime végétarien : jamais de gluten ni d'alcool (...).Les jours de fête il s'autorise quelques graines. Sinon, il ne vit que de légumes, de fruits, de vêtements et d'accessoires : la petite casquette qui change tout, le vélo Scott à 10 000 USD, un baume des lèvres Khiel's..."

 

 

UNE FILLE DANS LA VILLE, par Flore Vasseur - 5,5€ aux éditions Livre de Poche


Quelque chose à dire ? - Voir les 1 commentaires - Publié dans : LECTURES TRANSILIENNES
Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 22:56

Mais pourquoi c'est si cher ???? Snif... Dans le Elle de cette semaine, j'ai craqué sur le collier "crayon à gomme", à 150€, introuvable sur le site. Juste de quoi être assortie à mon blog !

http://www.missbibi.com/ProductsPhotos/753fc8c6-192e-452b-80d8-2126d0629539_1.jpg

Broche argent - 100€

http://www.missbibi.com/ProductsPhotos/e350414f-46ea-454e-af03-1afb7689a060_1.jpg

Collier ZIP (plaqué or/ argen) - 100€

http://www.missbibi.com/ProductsPhotos/615825ad-da22-4a14-90e3-fd2d064d332e_1.jpg

Bague Farfalle - 90€

 

Miss Bibi - www.missbibi.com


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